• Tiana Razakazafy

Raison d'être, quelle est la vôtre?


Vous avez surement déjà entendu ces termes comme mission de vie, mission d’âme, ma raison d’être etc…. Il s’agit le plus souvent de terme utilisé pour parler de notre profession.

Pour certains, leur travail est une vocation dont ils ont la conscience et la connaissance depuis leur tendre enfance. Pour d’autres, la question de leur raison d’être,le sens de leur existence émerge au cours de périodes de vie difficiles (deuil, séparation, maladie, burn-out...)


D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu foi en la bonté intrinsèque de l’être humain, en l’existence d’une source de sagesse naturelle en lui et que cette sagesse est notamment source de joie, de créativité et de guérison.

Mon chemin m’a mené sur le chemin du soin dans un système médicale conventionnelle, pour ensuite poursuivre sur la voie de la médecine complémentaire, l’accompagnement et le développement personnel et spirituel, à la suite de mon burn-out.

Quand on regarde de l’extérieur, mon cheminement peut sembler chaotique ou un non-sens. Ma mère me disait au printemps dernier, que cela donnait une impression de dispersion de ma part.

Ce qui m’a mené à aller dans mon espace intérieur pour observer cette « dispersion » et questionner en profondeur ma raison d’être. Suis-je bien sur la bonne voie ? Est-ce que j’accomplis ce pour quoi je suis faite ?


Je suis née dans une famille chrétienne et j’ai passé la première partie de ma scolarité au sein d’une école confessionnelle catholique à Antananarivo.

Quand j’avais 8 ou 9 ans, j’ai suivi un séminaire de préparation à ma 1ère communion. Durant 1 semaine, je n’allais pas à l’école mais à l’église. Ma journée était rythmée par les prières et les cours de catéchisme. Il y avait bien sûr des récréations. Il y avait également les confessions.

Chacun des élèves séminaristes devait se rendre dans le bureau du prêtre pour se confesser, au cours de cette préparation.

Mon tour était arrivé et il me fallait confesser, avouer une faute, une bêtise. Mais que pouvais-je bien avouer ??

J’estimais être une enfant comme les autres et qui faisait quelques bêtises. Mais pas tant que ça non plus, en me référant à ma petite sœur qui se faisait plus souvent réprimandée.

Ce jour-là, j’avais trouvé aucune faute à confesser. Avec honnêteté et authenticité, j’en avais informé le prêtre. Ne m’ayant pas cru, il m’invitait alors à revenir un autre jour, tout en précisant avec autorité qu’il me fallait avouer mon péché !

J’étais donc revenu 1 ou 2 jours suivant avec une faute. Faute qui se trouvait être un « pieux mensonge » mais qui le satisfaisait. J’avais dit que j’avais mangé de la confiture sans demander l’autorisation de ma mère. Assis sur son « trône » (oui sa chaise ressemblait à un petit trône), sourire de satisfaction en coin, il m’ordonna de réciter plusieurs fois « Je vous salue Marie ».

Face à sa réaction, je me suis alors jurée de « prouver » qu’un être humain n’est pas seulement et automatiquement un pêcheur, qu’il est foncièrement bon, qu’il a un cœur lumineux, rempli d’amour et de sagesse. Et que faire des bêtises n’en fait pas un pécheur ; qu’on peut apprendre de ses erreurs.

Ma raison d’être m’est apparue ce jour-là.

Et aujourd’hui, c’est ce à quoi je m’attache au travers de mes accompagnements pour aider les êtres à aller au-delà des expériences difficiles de leur vie (perte de sens, épuisement, burn-out), à s’en faire des alliés pour renouer et se créer une vie avec l’essence de leur être : Lumière, Amour et Sagesse.

Et vous, quelle est votre raison d’être ? Quelle est votre mission d’âme ?

                        Toulouse, France                                                                   tiana.razakazafy@gmail.com                                           (33)6.26.72.82.70

 

 

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Crédits photos: pexels et unsplash

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