• Tiana Razakazafy

L'origine de la méditation

Mis à jour : 8 août 2018


La méditation selon la pratique bouddhiste et dont on parle ici est liée à l’histoire d’un homme, de sa pratique et de sa compréhension de l’existence.



Cet homme est le prince Siddharta Gautama qui découvrit tardivement l’existence de la maladie, la vieillesse, la pauvreté et la mort, après avoir été préservé de la réalité de l’existence depuis sa naissance par son père. En effet celui-ci voulut contrecarrer la prédiction de l’oracle disant que le prince quitterait le château et abandonnerait sa fonction à l’âge adulte.


Dans sa quête de sens de la vie, il fit des expériences avec des pratiques différentes. Après avoir essayé d’autres pratiques pour cette compréhension, comme l’ascétisme, il s’assit et se mit en posture de lotus sous un arbre – l’arbre de la boddhi ; il reposa son esprit au calme. Il pratiqua ce qu’on appelle aujourd'hui la méditation.


Cette pratique lui permit d’avoir une compréhension de la vie et d'atteindre l'éveil. Les 3 marques de l’existence font partis de cette compréhension :

- L’impermanence : tout ce qui se passe dans le monde est amené à disparaître. Le changement est permanent : la nuit succède au jour, qui sera succédée par la nuit…, les saisons se suivent invariablement, la mort succède à la vie.

C’est la réalité de l’existence : tout phénomène qui apparaît, disparaît ; tout phénomène est assujetti à l’impermanence ; tout phénomène dure 1 certain temps mais pas longtemps.

- La souffrance : l’existence est caractérisée par la souffrance. Naissance, maladie, vieillesse, mort : dans ces phases de la vie, on y rencontre la souffrance.

La peine, la souffrance peut se présenter sous toutes ses formes : la peine ressentie dans la tristesse, dans la misère ou les difficultés de la vie ; la peine ressentie quand on est saturée de plaisir jusqu'à considérer l’objet de plaisir comme dégoûtant et répulsif (exemple le chocolat que nous aimons tant devient vite objet d’écœurement voire d’indigestion lorsque nous en abusons) ; la peine d’être séparé de ceux qu’on aime ou de devoir supporter la présence de ceux qu’on n’aime pas; la peine de devoir agir contrairement à ses valeurs etc…

- Le non-soi : c’est-à-dire la croyance en l’absence d’égo. Tout est fluide ; notre expérience est fluide et on ne peut, en réalité, trouver aucune entité (objet ou sujet) qui existerait de façon indépendante dans le flux continu de l’expérience de notre vie.

Exemple : pour que nous soyons / existions, il faut 2 parents qui se rencontrent et qui font le choix de mener une vie commune et de fonder une famille. Nous n’existons pas par nous-même. Pour qu’une fleur éclot et nous éblouit de ses plus belles couleurs, il a fallu les soins du jardiner, le travail du vendeur et fabricant d’outils ; il a fallu la pluie, le soleil, la participation des abeilles pour polliniser, le vent etc….

Rien n’existe par lui-même.


La méditation lui permit également de mettre son esprit au repos et d'observer ce qui émerge pour avoir une compréhension de son fonctionnement, en plus de comprendre celui du monde, et de se libérer de la souffrance.

Les enseignements que le Bouddha partagea ensuite, accompagnaient la pratique de la méditation en vue de proposer à ses disciples un chemin vers la libération de la souffrance.

                        Toulouse, France                                                                   tiana.razakazafy@gmail.com                                           (33)6.26.72.82.70

 

 

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Crédits photos: pexels et unsplash

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